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À l’occasion du Senauto Expo au Sénégal, la Tunisie a réaffirmé son ambition de renforcer son ancrage dans l’écosystème automobile africain et d’accélérer son intégration dans les chaînes de valeur régionales.
Cette participation s’inscrit dans une dynamique claire : développer de nouveaux partenariats industriels, identifier des opportunités de coopération intra-africaine et structurer durablement la présence tunisienne sur le continent.
Déjà reconnue comme une plateforme industrielle compétitive et un hub stratégique vers l’Afrique, la Tunisie positionne l’industrie automobile comme un levier prioritaire de croissance. Son écosystème couvre l’ensemble de la chaîne de valeur : ingénierie digitale, faisceaux électriques, mécanique, métallurgie, plasturgie technique et, désormais, software engineering.
Dans un secteur en pleine mutation, où plus de 50 % de la valeur des composants automobiles repose aujourd’hui sur le logiciel et l’électronique embarquée, la Tunisie dispose d’avantages concurrentiels solides :
un capital humain qualifié,
un tissu industriel structuré,
une expertise reconnue en ingénierie et R&D,
une capacité d’adaptation aux standards internationaux.
La session du SALMA Dialogue Business Forum a permis d’amplifier cette dynamique en renforçant la visibilité de la Tunisie auprès des acteurs publics et privés africains. L’événement a également mis en lumière le rôle structurant de la Tunisian Automotive Association (TAA) dans l’accompagnement stratégique du secteur et dans la promotion de l’industrie automobile tunisienne à l’échelle internationale.
Pour analyser les enjeux liés à l’industrialisation durable et à l’intégration des chaînes de valeur africaines, les interventions de Felix Sarrazin, Chef de projet à la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, et de Ibrahim Debache, membre du Comité Directeur de la Tunisian Automotive Association, ont apporté un éclairage stratégique sur les perspectives de coopération régionale.
L’équation est claire : l’avenir de l’automobile africaine ne se construira pas par juxtaposition d’écosystèmes nationaux, mais par une intégration intelligente des compétences, des capacités industrielles et des expertises technologiques.
La Tunisie a choisi d’être un acteur moteur de cette transformation.